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Tunisianbloggerspirit

  • Aujourd’hui un meet up a eu lieu à Paris

    J’ai finalement pris la décision d’organiser un meet up exceptionnel dans un café parisien sans trop le dire… il a eu lieu aujourd’hui vendredi 9 juin 2006. Je suis arrivé dans le café ; je me suis installé à une table pour dix personnes. Il restait donc neuf places à occuper. Neuf bloggeurs sont venus prendre place autour de cette table.

     

    Les parisiens sont arrivés les premiers.

    La première à arriver a été Daous. Daous est marocaine. Elle écrit des textes très beaux sur son blog ; c’est pourquoi je lui ai demandé de venir à ce meet up pour nous lire un de ses textes. Tout le monde a été ému par ses paroles.

    Le deuxième arrivé a été SkyDancer. On ne présente plus Mehdouch, prince de La Marsa, pilier de la blogosphère tunisienne. Mehdi a escaladé la façade du café à mains nues puis s’est jeté dans le vide attaché par un élastique. Oui ! Mehdi est un spécialiste du saut à l’élastique et il a vraiment mis de l’ambiance dans ce meet up !

    Le troisième invité arrivé a été Youyou. Youyou est libanais… enfin c’est ce qu’il dit parce que Youyou est un panda et je n’ai jamais vu de pandas au pays des Cèdres… Youyou partage avec moi une passion pour un des plus grands humoristes de tous les temps, Pierre Desproges. Youyou est venu au meet up pour réciter des textes de Pierrot et il a fait rire tout le monde.

     

    Les provinciaux sont arrivés ensuite (normal… le chemin était plus long !).

    En fait il s’agissait de deux charmantes demoiselles, deux fleurs parmi les plus délicieuses, Dadddou et Péché Mignon. Que dire sinon qu’elles sont intelligentes, sensibles, gentilles et généreuses !

     

    Des invités venus de l’étranger sont arrivés encore après (évidemment, tant qu’on n’aura pas ouvert les lignes de TGV Paris-Tunis et Paris-Washington, le temps de transport restera interminable !).

    Le premier arrivé a été Hannibal. Il est quelqu’un d’admirable ; il est très ouvert, très intelligent et s’intéresse à beaucoup de choses et notamment à l’archéologie et l’histoire antique. Hannibal et moi, on partage le même amour pour Thysdrus.

    Le deuxième venu a été Sup’Comian Boy, à peine sorti de ses examens. Sup’Co était ravi de revoir Paris et on a pu tous apprécier sa gentillesse et sa culture.

    Le troisième arrivé a été Zyed, Zyed le très Généreux, un vrai poète. Il nous a récité plusieurs poèmes où il parlait de ses doutes, de ses espoirs, d’amour aussi. Tout le monde était touché par sa vision de la vie, par son cœur si généreux. J’ai répondu à Zyed par un poème que j’ai écrit spécialement pour lui.

     

    Enfin, bon dernier évidemment, Double x est venu honorer ce meet up de sa présence. Il ne voulait pas qu’on le connaisse alors il portait un masque de Bambi sur la figure ! Comme à son habitude, Double x a harcelé tout le monde de questions : « Pourquoi… ? Comment… ? ». Il n’a pas arrêté de déformer le nom des participants, notamment Cannibale, Filet mignon, Skyzamber ou Rouni. Ah là là, sacré trouble x, j’ai eu vraiment de la patience avec toi !

     

    Ah j’oubliais ! Moi j’ai parlé durant ce meet up de mon amour pour la Tunisie ; j’ai raconté quelques événements de l’histoire de l’Afrique du nord, notamment durant l’Antiquité.

     

    Après avoir fait connaissance, nous avons mangé le gâteau du meet up. Double x a trop mangé de gâteau, comme d’habitude. Je l’ai accompagné dehors pour qu’il prenne un peu l’air ; il a échappé son masque. J’ai vu son visage… Je lui ai juré de ne jamais rien dire.

     

    On est retourné voir les autres. Tout se passait bien… tout le monde était heureux… c’était un vrai beau meet up où les gens s’entendaient bien, où chacun a donné aux autres de quoi remplir son coeur.

     

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    Hein, qu’est-ce qui se passe… ? 8h00 du matin… oh, non j’ai oublié de me lever… mais alors ce meet up… j’ai rêvé ? Dommage, c’était vraiment un très beau meet-up avec tous ces gens que je connais déjà un peu ou beaucoup, tous ces gens que j’aime.

  • La page blanche…

    Le temps est venu d’écrire ma nouvelle note… Je dois le faire maintenant… Oui, je dois le faire ! Pourquoi ? Je ne sais pas… ça me plaît d’écrire. J’ai toujours aimé les mots, les phrases longues et sans fautes… et si possible belles et pas trop bêtes !

    Je suis gaucher… j’écris très mal et je suis le seul à pouvoir me relire généralement ; on me faisait recommencer plusieurs fois à écrire les mêmes choses à l’école… je mettais de l’encre partout… j’avais les mains sales. Je pense que sur certaines feuilles blanches devaient se mêler de l’encre et des larmes !

    Et pourtant j’ai quand même aimé écrire. Je lisais des livres et ensuite je conservais des mots et des formules dans mon esprit et je m’en servais pour écrire. Ces lectures m’ont appris l’orthographe et la syntaxe car je n’aimais pas apprendre les règles de manière abstraite et j’avais de très mauvaises notes en orthographe et dictée. Il a donc fallu attendre que je me mette à lire pour que cela aille mieux, attendre aussi que ma maman me fasse faire de nombreuses dictées à la maison. Le résultat n’est pas mal je pense !

    L’écriture manuelle me manque ; j’aimais mon stylo, je le gardais parfois de nombreuses années refusant d’en changer tant j’avais donné à la plume la forme idéale correspondant à mes désirs. J’écrivais à l’encre bleue… J’ai écrit un an à l’encre noire… mais je ne supportais pas cette couleur, une couleur impossible à effacer, une couleur qui correspondait trop à la couleur de ma vie d’alors. Je préférais le bleu, le bleu reflet du ciel et de la mer, et d’autres choses encore.

    Maintenant j’écris le plus souvent sur ordinateur. Il y a quelque chose qui est perdu… les émotions que traduisent les gestes de la main, l’agencement des mots sur la feuille, les hésitations, les corrections, … Tout cela est perdu maintenant ou presque et je le regrette. J’adorais aussi mettre ce que j’avais écrit dans des enveloppes et envoyer cela par la poste, rêver au terme lointain de cette lettre. Rien ne me fait plus plaisir aujourd’hui encore que d’écrire une vraie lettre et lui faire parcourir des milliers de kilomètres, voyager avec elle par le rêve, songer au bonheur de l’être aimé qui découvrira cette lettre qu’il n’attendait pas.

    Alors oui je dois maintenant écrire une note ici car cette note, comme les précédentes et comme les suivantes, est le sang qui fait vivre ce blog. On peut d’ailleurs suivre avec les statistiques les battements du cœur de ce blog ! Certains jours, il bat fort ; certains jours, il bat faiblement. Certains blogs n’ont même plus de sang actuellement et c’est triste.

    Je dois donc écrire… mais quoi ??? Ce ne sont pas les idées qui me manquent. Au contraire même, j’ai trop d’idées en même temps. Mais une note est la rencontre d’une idée et d’une circonstance ; c’est un équilibre fragile, fugace… il suffit que l’idée et la circonstance ratent leur rendez-vous de quelques secondes ou minutes pour que la note reste à l’état de projet inachevé. J’ai cru depuis trois jours savoir quelle note je ferai aujourd’hui… et je me suis rendu compte ce matin que j’avais envie d’autre chose… mais je ne savais pas quoi !

    J’avais envie d’écrire simplement, sans contrainte, tout en gardant à l’esprit ce que j’ai fait jusqu’à présent ; il me fallait une note sérieuse, un peu mélancolique, une note portant mes rêves et conforme à ce que je suis, une note qui saisisse le lecteur d’émotion et lui permette de me transpercer un peu plus du regard. Il fallait que cette note me semble digne de toi, ma lectrice ou mon lecteur, car j’ai trop peur de te décevoir...

    Voilà, tu l’as compris, aujourd’hui je n’ai pas eu le sentiment de pouvoir remplir ces objectifs et j’ai écrit ce texte pour dissimuler maladroitement mon incapacité à faire une « vraie » note. J’ai torturé mon esprit mais il a refusé de m’aider. Aucune de mes idées ne lui convenait et, en désespoir de cause, j’ai noirci de ces quelques lignes insignifiantes une page blanche…

     

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